2014-2015 : Restauration de la chaussée semi-mégalithique du Bout Sacré (communes de Thorigny et St Florent-des-Bois)

Octobre 2013 : état de la chaussée à notre arrivée
Octobre 2013 : état de la chaussée à notre arrivée

Cette chaussée de moulin, remontant au XVII ème siècle pour la phase initiale, a fait l’objet d’un long et fastidieux travail de restauration et d’exploration en partenariat avec de nombreux bénévoles, le Cabinet d’archéologie ERA, les communes de Thorigny et St Florent des Bois, le Syndicat des Eaux de la Vallée du Marillet et les archéologues du GVSPA pour un complément de restauration.

 

 

De plus, une collaboration s’est établie avec  la Police de l’Eau (Etat) et le responsable de l’opération. Ce chantier nécessita un travail long et harassant, engageant fréquemment des réponses techniques innovantes, face à de nombreuses problématiques compliquées et à des situations parfois dangereuses.

 

L’imposante carrière de cette architecture se situe sur la rive gauche, de part et d’autre de la maison en ruine des meuniers, où se voient aussi toutes les structures de meunerie : silos, magasins de stockage, four à pain, ateliers (le dernier meunier était aussi « farinier », c’est à dire qu’il avait le droit de commercialiser la farine.

 

Il avait aussi le droit d’exploiter le sable de la rivière (pour les maçons), et le droit (très encadré) de pêcherie pour la vente (anguilles).

 

 

De nombreux blocs mégalithiques furent déplacés à la main (la situation topographique ne permettant pas l’emploi d’engins mécanisés), et de fait, ces diverses actions ont parfois permis de développer des pratiques audacieuses en testant des méthodes opportunistes aux résultats surprenants.

 

 

Ce chantier fut éprouvant pour tous les intervenants des diverses équipes, par sa durée, le contexte topographique et par l’importance du défi architectural et architectonique.

 

2015 : la restauration achevée.
2015 : la restauration achevée.

Je tiens à remercier ici tous les bénévoles (ils furent nombreux et je fus l’un d’entre eux), qui vinrent aider à la réalisation de cette restauration, unique jusqu’à présent dans notre région ; qui vinrent par amitié (souvent), par défi  technique (toujours) et sans aucun doute par soucis de la préservation de notre patrimoine architectural ancien, oublié en un lieu où la valorisation de ce travail n’apportera aucune gloire personnelle si ce n’est qu’à ceux qui furent là, à œuvrer pour l’histoire des hommes. Je leur  dois toute mon amitié et ma profonde estime (y compris pour les « gamins turbulents » que l’on m’avait confié).

 

Espérons que la génération qui vient saura conserver le résultat de ce beau travail.

 

 

Le responsable de l’opération : Gérard Benéteau.

Archéologue.

Novembre 2017.